…Et 31!

Voilà.  Mon premier Inktober est terminé; et j’avais envie de faire un petit compte-rendu de cette drôle d’expérience.
En bas de ce post, il y a aussi une galerie d’images réunissant tous les dessins du mois.

Comme chaque année, le défi Inktober revient sur les réseaux sociaux. Pendant tout le mois d’octobre, les dessinateurs professionnels ou amateurs sont invités à faire chaque jour un dessin à l’encre, sans filet, sur un thème imposé. L’idée, à la base, est de l’illustrateur américain Jake Parker.

C’était chouette.  Comme je travaille principalement à la palette graphique, ça m’a fait plaisir de retourner au papier pour un projet entier.  J’ai principalement travaillé à la plume, ce que je n’avais presque jamais fait.

C’était fastidieux.  Ben oui.  Une idée et un dessin encré par jour…  C’est quand même pas si simple.  Certains mots m’ont pris la journée, d’autres 5 minutes (volontairement ou non).  Il faut être rigoureux.  J’ai parfois pris de l’avance, parfois pris du retard.  Et trop de retard, ça la fout mal; surtout si le planning est chargé.  J’ai quand même failli laisser tomber une fois ou deux, ce qui n’aurait pas été si grave en fait.

C’était grisant.  Chaque jour, plusieurs aller-retours sur Facebook pour vérifier s’il y a des likes sur le nouveau dessin.  On va pas se mentir: ça fait chaud au cœur quand il y en a.  Merci à tous ceux qui m’ont encouragé!  Je peux tous vous nommer…  Mais arrêtez de glander au boulot: les week-ends y’a personne sur Facebook ! 🙂

C’était difficile.  Pas de CTRL+Z à l’encre de chine:  On fait vite une erreur, ou une tache sur le papier, et bim il faut recommencer.  L’encrage c’est évidemment une technique complexe, et c’est tout le challenge ici.
Alors il faut ranger sa fierté, et essayer encore et rater encore et tester encore…
Il y a plein d’erreurs ou de choses qui ne fonctionne pas dans mes dessins, mais de temps en temps il y a un petit truc qui me convient.

Parfois, aussi, on a juste envie de faire autre chose; ou pire, on tombe sur un mot pas du tout inspirant.  Il faut faire avec.

J’ai aimé : le défi, chercher/trouver des idées (souvent ce que je préfère); faire des croquis, encrer certains dessins, être obligé d’avoir un truc finalisé à la fin de la journée, regarder les dessins des autres participants (ou les jalouser).

J’ai pas aimé: avoir 4 jours de retard, encrer certains dessins, finaliser un encrage dont je suis content et le flinguer en rajoutant des ombres foireuses, me rendre compte que j’aurais dû garder une idée pour un autre mot (je lisais les mots au jour le jour).

Est-ce que j’ai progressé?  En encrage, dur à dire.  Cela couvre probablement une période trop courte. J’ai souvent préféré mes brouillons aux dessins finalisés; ce qui prouve bien qu’il y a encore beaucoup de travail.

En croquis, il m’a semblé que j’allais plus vite droit au but…  Côté brainstorming et workflow, je commençais à être rôdé et à avoir ma petite technique.  Surtout, à ne plus me poser trop de questions avant d’attaquer.

En fait, il faudrait faire ça pendant un an.  Mais quel bordel! (Philippe, Colombe, si vous me lisez: chapeau! Gros chapeau!  Chapeau haut-de-forme!)

Inktober 2018?  Peut-être.  D’abord; laisser décanter et penser à autre chose.
Racheter des blocs de feuilles.
Et dans un an, on verra…  Si je le refais, j’aimerais utiliser un fil rouge (ce qu’ont fait certains collègues), ça rajoute une contrainte et ça oblige à rester dans un cadre (graphique, scénaristique, …), ce qui peut être intéressant et pourrait amener la continuité qui fait défaut ici.
D’un autre côté les ruptures de style m’ont parfois été salvatrices cette année.

Mais surtout, il faut quand même pouvoir y consacrer au moins, disons, 2 heures jour (prix plancher – j’ai mis plus je pense), et ça c’est pas toujours faisable/agréable 31 jours de suite.  Si au moins c’était en février…

BAH!  On voit dans un an?